Bienvenue Mr. Eric Le Sage

Nelida Nassar  11.05.2014

Le pianiste français, vedette en son pays, ouvre la saison musicale de musique de chambre et joue ce soir à la chapelle Notre-Dame des Semences de l’Université Antonine de Hadath-Baabda.

En France Eric Le Sage est une star depuis qu’il a remporté le concours Schumann de Zwickau en 1989 à l’âge de 25 ans. Mais au Liban, le pianiste reste méconnu. Sa virtuosité et la rigueur architecturale de ses interprétations sont indéniables, son jeu est d’un lyrisme exultant. Il est un des représentants les plus incontournables à travers le monde de l’école française romantique de piano.

A la chapelle Notre-Dame des Semences de Hadath-Baabda, Le Sage est le soliste invité du concert d’ouverture de la saison de musique de chambre de l’Université Antonine. Au programme, la Sonate No 30 en mi majeur opus 109 de Beethoven – aventure périlleuse du répertoire pianistique – que Le Sage attendit ses cinquante ans pour l’enregistrer il y a juste quelques mois. On entend autant d’intelligence que de raffinement, en somme une interprétation souveraine. Dès le premier mouvement, Le Sage y ose des rubatos, des contrastes dynamiques et des couleurs exaltant tout en déstabilisant l’harmonie classique et rêveuse de la sonate et lui insufflant ordre et lumière.

Mais derrière l’égalité du toucher, la sonorité ronde et polie, s’est révélé un poète d’une grande imagination, comme l’a prouvé son enregistrement de l’intégrale de l’œuvre de piano de Francis Poulenc récompensée par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros ; le Prix Caecilia ; le Disque de l’année japonais et une Victoire de la Musique en 2000. Reconnu à l’international comme un spécialiste de Schumann, il s’attaque à une intégrale pour piano saluée par la critique allemande qui lui attribue son Prix annuel en 2010.

Né à Aix-en Provence, Eric Le Sage termine ses études au CNSM de Paris à 17 ans puis se perfectionne à Londres auprès de Maria Curcio. Il est lauréat de plusieurs concours internationaux premier prix du concours international de piano de Porto en 1985 et lauréat du concours de Leeds en 1990. A cette occasion, le Times avait salué son jeu en ces termes : ‘subtilité de la sonorité, intelligence et poésie, sens de la structure’.

Le Sage était encore étudiant au CNSM quand il fit de fracassants débuts dans des concerts londoniens. Sa verve rythmique et la souplesse de son jeu exempt de toute dureté ont plu : depuis Bruno Fontaine, David Bismuth, Michel Bourdoncle et Yannaël Quenel, de vingt deux ans son cadet, la France n’avait pas produit de pianiste de cette trempe.

Invité par les plus grandes salles et dans des festivals renommés (Roque d’Anthéron, Folles Journées de Nantes, Festival ‘Musique à l’Empéri’ de Salon de Provence) qu’il cofonde en 1993 avec Paul Meyer et Emmanuel Pahud et dont il est également le directeur artistique.

A la chapelle Notre-Dame des Semences, Le Sage a choisi de donner un programme éclectique, de Beethoven Sonate No 30 en mi majeur, opus 109 à Schubert No 21 en si bémol majeur, D. 960 en passant par Schumann Fantaisie en do majeur, opus 17. Il nous promet une soirée de découverte – aux dires du Financial Times – d’un disciple extrêmement cultivé de la grande tradition française du piano schumannien’.
Venez-y nombreux !

Chapelle Notre-Dame de Semences
L’Université Antonine
Hadeth-Baabda, Liban
5 Novembre 2014, 20 heures

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